Notre mission :

Les Antennes de paix se proposent de

· capter et relayer les appels de populations aux prises avec des situations de violence et d’injustice, génératrices de conflits destructeurs voire meurtriers;

· faire mieux connaître les initiatives des artisanes et artisans de paix essentielles au devenir de ces communautés humaines : www.prixdupublicpaix.org

· utiliser les nouveaux médias pour contribuer à mieux faire connaître et aimer l’ensemble des peuples et des êtres humains :http://antennesdepaix.org/
et
www.24365p.org



31 décembre 2014

Ne manquez pas les 24 heures pour la paix ce jeudi 1er janvier



COMMUNIQUÉ - diffusion le 29 décembre 2015
Ne manquez pas les 24 heures pour la paix ce jeudi 1er janvier

Que souhaitez-vous pour l’humanité et la planète en 2015?


Le 1er Janvier 2015, participez aux 24 heures de partage de souhaits de paix tout autour de la planète!

Cette année, la vigile des 24 heures pour la paix dans le monde invite le grand public à échanger des vœux de paix pour l’ensemble de l’humanité.
Le partage en ligne se déroulera sur le site du Prix du Public pour la Paix.

Durant la vigile, à chaque heure, nous lancerons un nouvel appel à la réconciliation, au partage et à la paix. Nous vous proposons d’y répondre en livrant vos propres messages et souhaits sur le site dans l’espace  « commentaires ».

Les lauréats et finalistes du Prix du Public pour la Paix 2015 seront également présentés chacun à leur tour, toutes les 2 heures.

Cet événement débutera le 31 décembre 2014 à minuit UTC (Temps universel), ce qui donne 1 h 00 du matin à Paris, 3 h 00 à Nairobi, 5 h 30 à New Delhi, et 9 h 00 à Tokyo le matin du 1 er janvier 2015, et qui commencera un peu plus tôt la veille en Amérique, 21 h 00 à Buenos Aires et 19 h à Lima, New-York et Montréal durant la soirée du 31 décembre.

Pour savoir à quelle heure commenceront les 24h pour la paix dans votre fuseau horaire, veuillez consulter le système UTC : 
http://www.timeanddate.com/worldclock/converter.html

Découvrez les lauréats et finalistes 2015!

Les lauréats et finalistes du Prix du Public pour la Paix 2015 seront présentés chacun à leur tour, toutes les 2 heures, pendant l’événement en ligne des 24 heures pour la paix dans le monde, le 1er janvier 2015.
Le  candidat ou la candidate ayant remporté le plus grand soutien dans sa catégorie sera proclamé lauréat du Prix du Public pour la Paix de cette catégorie.
Les candidates ou candidats ayant récolté un appui suffisant, dans une proportion* calculée selon leur catégorie, seront reconnus comme finalistes au Prix du Public pour la Paix.
L’appui au candidat ou à la candidate est évalué selon un calcul proportionnel tenant compte de la fréquentation de son profil, du nombre et de la qualité des commentaires ainsi que d’autres actions sur le site du Prix et sur les médias sociaux.
Pendant la période de vote, du 4 au 18 décembre 2014, le public a posé 143,633 actions pour soutenir les 12 finalistes présentés. Chaque finaliste a ainsi obtenu un certain nombre de points provenant de ces différentes actions de soutien.
*Processus d’évaluation.              La candidate ou le candidat doit avoir récolté un minimum de points dans sa catégorie durant les jours suivant sa présentation sur le site, pour devenir « finaliste » du Prix du Public pour la Paix en 2015 (pointage déterminé en fonction de l’affluence sur le site du Prix et sur les médias sociaux).
Minimum de points requis dans chaque catégorie en 2015 :  
500 points           Artisan de paix local
750 points           Groupe solidaire pour la paix
1000 points        Artisan de paix en émergence
1500 points        Tisserande de paix 
2000 points        Artisan de paix de réputation internationale

Note : À la fin de la période de nominations, sur les 24 artisanes et artisans de paix proposés par le public, seulement 12 rencontraient la condition d’être appuyés par au moins 10 personnes différentes, afin d’être nominés au Prix du Public pour la Paix. Les 12 autres n’ayant pas été nominés en raison du nombre insuffisant d’appuis reçus peuvent à nouveau être proposés une seconde fois à l’édition 2016.

Le message de la porte-parole de l’édition 2015 des 24 heures pour la paix
Marie-Marcelle Desmarais, gagnante du Prix du Public pour la Paix 2014, dans la catégorie  « Artisane de paix de paix en émergence », donnera le coup d’envoi de l’édition 2015 des 24 heures pour la paix dans le monde. Le message qu’elle nous livre rappelle l’importance d’encourager les artisanes et artisans de paix dans le monde au moyen de distinctions publiques comme celle du PPP. Cliquez ci-dessous pour lire son message sur le site du Prix du Public pour la Paix : « Il est urgent de faire connaître les artisans et artisanes de paix dans le monde!» : http://prixpublicpaix.org/il-est-urgent-de-faire-connaitre-les-artisanes-et-artisans-de-paix/
Marie-Marcelle Desmarais est reconnue comme instigatrice des Bâtisseurs de ponts de paix, un programme d’éducation qui a formé des centaines de personnes agissant pour la paix sur tous les continents. Elle a animé à ce jour au moins 250 sessions, séminaires et conférences dans plus de 40 pays où elle a été invitée par des personnes et des organisations aux prises avec d’importants défis – récemment Liban et Syrie, Égypte, Rwanda, Haïti -  ou par des anciens étudiants de l’IFHIM (l’Institut de formation humaine intégrale de Montréal, au Canada), une institution dont elle est la directrice générale depuis 1984.
Lire son profil complet sur le site du Prix du Public pour la Paix  afin de découvrir la vision et l’engagement de cette femme audacieuse selon qui « pour la paix, une seule décision suffit » : http://prixpublicpaix.org/laureats-2014/marie-marcelle-desmarais/


N’oubliez pas de participer le 1er janvier aux 24 heures pour la paix!

Les 24 heures pour la paix dans le monde ont été créées pour célébrer la Journée mondiale de la paix et ont lancé la première édition du Prix du Public pour la Paix, qui a maintenant son propre site Internet.
Commençons tous ensemble l’année 2015 sous le signe de la paix en participant aux 24 h pour la paix dans le monde! Relayons les cartes de souhaits et messages sur nos sites, blogs et réseaux sociaux!
Nous vous invitons à participer! Pour recevoir les informations mises à jour, inscrivez-vous immédiatement sur le site du Prix : http://www.publicpeaceprize.org 

Trois façons de rester informé durant l’évènement des 24 h pour la paix dans le monde :
·        Si vous êtes sur Facebook, « Aimez » notre page, nous publierons un appel à chaque heure.
·        Si vous voulez recevoir les invitations à participer à chaque heure dans votre messagerie électronique, inscrivez-vous sur le site du Prix du Public pour la Paix.
·        Si vous étiez déjà inscrit aux 24 h pour la paix l’année dernière, vous recevrez un bulletin toutes les 4 heures dans votre boite courriel.
·        Si vous voulez recevoir et relayer les invitations à participer (en trois langues), et les recevoir à chaque heure dans votre messagerie courriel, inscrivez-vous sur le site www.24365p.org

L’Équipe du Prix du Public pour la Paix

17 décembre 2014

Vérité et réconciliation avec les Autochtones au Canada


Coffre qui conservent des interventions Photo de Gilles Pillette  


Les premières images que j’ai conservées des Autochtones de mon pays provenaient de nos manuels scolaires. Ils représentaient des Indiens à plumes pourchassant les Blancs, voyageant en canot sur nos lacs et nos rivières, martyrisant des missionnaires européens venus les convertir. Une autre image était celle d’une « réserve » à traverser lorsque nous devions nous rendre à Montréal pour  visiter des parents. Il ne me venait pas à l’esprit que ces peuples avaient eu, avant la colonisation, leur propre système de gouvernement.
L’heure de vérité
Au Canada, en 2015, nous attendons avec une certaine inquiétude le rapport final de la Commission de vérité et réconciliation (CVR), qui doit montrer la route vers la transformation des relations entre les citoyens et les peuples autochtones. Comment nous y préparer? Comment contribuer à un changement de regard et d’attitudes? 
Créée en 2008, la CVR a reçu le mandat de se mettre à l’écoute de l’expérience des Autochtones qui ont vécu l’expérience des pensionnats établis en vertu de lois adoptées au XIXe siècle, afin de leur offrir une voie de guérison. Le témoignage des victimes pendant les audiences nationales devait d’abord être entendu. Une participante à ces audiences à Montréal[i] a écrit :  
« Je me souviens de John Cree, le grand chef Mohawk, pleurant lors de la cérémonie d’ouverture de ressentir la peine dans les cœurs. Il nous a rappelé ce que son grand-père disait « Tu es un homme si tu pleures. Tu n’es pas un homme si tu ne pleures pas car c’est que tu as perdu contact avec l’Esprit en toi ». J’ai entendu des hommes demander pardon à leur femme pour la violence qu’ils leur ont fait subir, j’ai entendu des parents demander pardon à leurs enfants de n’avoir pas su leur dire « je t’aime », j’ai entendu des enfants comprendre enfin l’histoire de leurs parents et de leur communauté et réaliser pourquoi leurs parents n’avaient pas joué avec eux enfants, j’ai aussi entendu des survivants avouer avoir éprouvé de la haine pour leurs propres parents qui les avaient laissé partir dans les pensionnats. »
Tout cela à cause de l’obligation créée par la loi d’envoyer tous les enfants se faire instruite dans des pensionnats dont la gestion fut confiée à cinq Églises. Environ 150,000 enfants y ont été inscrits entre 1840 et 1970, dont 80,000 sont des survivants, incluant 6000 au Québec.
Pour nous préparer aux audiences annoncées du 14 au 17 avril à Montréal 2013, Pax Christi a organisé entre autres la présentation du film réalisé par l’Office national du film, Nous n’étions que des enfants (We were only children). Quelle expérience troublante de recevoir les confidences de personnes qui ont été déracinées de leur milieu familial et culturel pendant des années, puis retournées à la réserve sans pouvoir partager leurs souvenirs douloureux, entre autres les abus physiques et sexuels dont un grand nombre d’enfants furent témoins ou victimes.
Pendant les audiences, nous avons participé aux cercles de parole et à de multiples ateliers. Rien ne remplace ces contacts personnels pour susciter la compassion.  Pendant la séance de clôture, nous avons joint notre voix à celle d’autres groupes pour dire sincèrement que « nous portons comme un lourd fardeau éthique et spirituel les blessures que cette histoire a infligées aux personnes et aux relations entre nos peuples. Impuissants à changer le passé, nous sommes venus exprimer notre désir de participer aux démarches de réconciliation qui pourront, espérons-le, permettre de travailler ensemble à bâtir un avenir fondé sur le respect mutuel, la justice et la solidarité. »

Une étape de rapprochement
Il y a un gros travail à faire du côté des non autochtones. Nous participons avec le ROJeP (Réseau œcuménique justice et paix) à promouvoir une meilleure compréhension des composantes historiques et politiques  de la condition autochtone au pays. Un excellent outil mis au point par Kairos Canada est « l’exercice des couvertures » (Blanket Exercise[ii]). En une demi-journée, les participants revivent l’expérience d’être désappropriés  du territoire, au gré des Proclamations royales, des conventions et traités qui se succèdent à un rythme déstabilisant, jusqu’à ce qu’on arrive à la dépossession quasi totale des terres ancestrales avec tous les droits d’exploitation inhérents. 
L’organisation Initiatives & changement porte le souci des « quatre solitudes » au pays. Elle désigne ainsi la juxtaposition des collectivités autochtones, anglophones, francophones et la présence des immigrants allophones. Elle prévoit utiliser le film Au-delà du pardon (Beyond Forgiving. A South African Story[iii]) pour inciter les gens à réfléchir à nos rapports avec les onze nations présentes en territoire québécois.
Parviendrons-nous à guérir nos mémoires blessées? Quel visage prendra la réconciliation? Le temps presse. Les Autochtones attendent depuis des décennies la reconnaissance de leurs droits et l’exercice d’une juste autonomie. Le mouvement Idle no more (Fini l’apathie) témoigne de l’impatience et de la détermination des plus jeunes générations chez les Autochtones.
Comme l’écrivait le théologien Jean-François Roussel[iv], « la Commission de vérité et réconciliation sur les pensionnats pour enfants autochtones enseigne durement qu’il n’y a pas de paix sans réconciliation, ni réconciliation sans rétablissement de la justice et du respect. » Cela interpelle spécialement les Églises dans leur approche des réalités et des communautés autochtones en quête d’émancipation.    

Gisèle Turcot
Pax Christi Montréal, le 17 décembre 2014



[i]  DROUVIN, Estelle, « Commission de vérité et réconciliation ». (Souvenirs personnels), mai 2013.
[ii] KAIROS Canada, In Peace and Friendship. A New Relationship with Aboriginal Peoples, 51 p.
[iii] Ce film réalisé par la branche sud-africaine de Initiatives & changement raconte l’histoire émouvante de pardon qu’une femme blanche accorde à un leader noir qui reconnaît, devant la Commission de vérité et  réconciliation, avoir commandé l’attaque où fut tuée la fille de cette dame.
[iv] ROUSSEL, Jean-François, « Pacem in terris et les Premières Nations du Canada », Pacem in terris. Relecture engagée dans le Québec d’aujourd’hui, sous la direction de Gregory Baum, Montréal, Novalis, 2013. p. 87-93.

5 décembre 2014

Une voie/x pour la paix à Gaza



Lecture et rencontre publiques avec le Dr. Izzeldin Abuelaish




 Gaza fait souvent la manchette. Qui n’a pas été bouleversé(e), l’été dernier, par les images des bombardements israéliens de cette bande de terre grande comme l’Île de Montréal? Pour plusieurs, la situation semble sans issue... Tous ne partagent pas, cependant, ce diagnostic pessimiste. Le médecin palestinien Izzeldin Abuelaish est l’un de ces humanistes nés qui, malgré les humiliations, les souffrances et la mort de trois de ses filles après le bombardement de sa maison par l’armée israélienne en 2009, a choisi la voie du pardon et du dialogue. À travers un récit bouleversant, il nous convie à découvrir avec lui Gaza et les conditions d’une paix durable entre Israéliens et Palestiniens.
La soirée se déroulera en deux temps : seront d’abord lus des extraits en français de l’autobiographie du Dr. Abuelaish, Je ne haïrai point (Robert Laffont, 2011), puis suivra un échange avec l’auditoire, en anglais*, via Skype.
Né dans la bande de Gaza, le Dr. Abuelaish fut le premier médecin palestinien à pratiquer la médecine dans un hôpital israélien. Il vit présentement avec ses cinq enfants à Toronto, où il travaille à titre de professeur agrégé à la Dalla Lana School of Public Health de l’Université de Toronto.
 

*Une interprétation chuchotée sera organisée.



Le lundi 19 janvier 2015, à 19 h 00,
à la Maison Bellarmin,
25 rue Jarry ouest, Montréal  H2P 1S6

Informations : antennesdepaix@gmail.com ou tél. : (514) 271-9198, poste 310
Contribution volontaire suggérée : 5 $.