Notre mission :

Les Antennes de paix se proposent de

· capter et relayer les appels de populations aux prises avec des situations de violence et d’injustice, génératrices de conflits destructeurs voire meurtriers;

· faire mieux connaître les initiatives des artisanes et artisans de paix essentielles au devenir de ces communautés humaines : www.prixdupublicpaix.org

· utiliser les nouveaux médias pour contribuer à mieux faire connaître et aimer l’ensemble des peuples et des êtres humains :http://antennesdepaix.org/
et
www.24365p.org



26 septembre 2010

Conférence sur la paix à St-Arsène, Montréal

Le 12 Septembre, M. Ricardo Mendoza a été l'invité spécial pour parler de la semaine de reconciliation et paix en Colombie au moment de la célébration dominicale de la communauté latinoaméricaine à la paroisse St-Arsène. Il a été chaleureusement applaudi à la fin de son intervention.Après la messe, les membres d'Antennes de paix à Montréal (Pax Christi - Montréal) on eu occasion de parler avec plusieurs membres de la communauté.

















Si nous voulons la paix et la réconciliation en Colombie nous devons offrir une réparation intégrale aux victimes du conflit armé. Réparer, c’est rendre la dignité aux victimes, faciliter leur intégration sociale, économique et politique, c’est aussi rendre la dignité à l’ensemble de la société en récupérant collectivement le droit de construire un avenir meilleur.
Réparer, c’est donner une réponse aux questions lancinantes des familles des disparus : où sont-ils? qu’est-ce qu’on leur a fait subir? qui l’a fait? Et face aux familles assassinées, torturées ou déplacées : qui a donné des ordres? pourquoi tout cela? dans l’intérêt de qui?
Réparer ne veut pas dire oublier. Au contraire, réparer signifie reconnaître et récupérer les peines individuelles et collectives, donner l’assurance que ces souffrances sont bien réelles et qu’on peut
les exprimer. Réparer donne le droit de vivre le processus de deuil, d’offrir une sépulture digne, de pouvoir visiter les tombes des familles assassinées et de rendre hommage à ceux et celles qui ont été sacrifiés. Réparer, c’est pouvoir revoir sa terre, sa rue, son village si on le désire.
Réparer, c’est garantir la protection et la sécurité aux victimes. Réparer c’est créer les conditions pour voir la fin de cette longue histoire d’horreurs et de morts et ne jamais répéter des actions aussi pénibles. Réparer, c’est fortifier le tissu social, la démocratie locale et la participation des victimes aux décisions qui les concernent. Réparer, c’est jouir pleinement de tous les droits humains et pouvoir vivre en paix.
La réparation rendra possible un avenir sécuritaire pour reconstruire les familles et les liens d’amitié, rompre avec la peur, vaincre l’oubli, récupérer la mémoire, le territoire et l’espérance.